01. Actualité

  • 10 autrices incontournables du polar.

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    Capture d’écran 2022-08-14 à 14.45.45.png

    C'est à l'initiative de Fondu Au Noir et de sa rédactrice Caroline De Benedetti que j'ai dressé cette liste des dix romancières incontournables du polar s'inspirant de la sélection d'autrices incontournables de la SF chez Nevertwhere. C'est peu dire que les romancières sont peu mises en avant, ceci dans tous les domaines de la littérature et je dois bien avouer que je ne suis pas en reste en ce qui concerne ce manque de visibilité. Dans cette liste, je ne sais pas si l'on pourrait définir ces romancières comme incontournables. Elles n'en demeurent pas moins marquantes en ce qui me concerne puisqu'il n'a pas été nécessaire d'une grande réflexion pour établir cette sélection. Il y manque Sandrine Colette, Elsa Marpeau et Sophie Loubière dont je n'ai pas encore lu les romans et que je me réjouis de découvrir tant on m'en a fait l'éloge. Il y manque Patricia Highsmith et Agatha Christie et Joyce Carol Oates, monuments de la littérature noire qui ont été citées par d'autres participants, tout comme Simone Buchholz, et Emily Saint John Mandell. Il en manque certainement bien d’autres. Au final figure sur cette sélection dix romancières qui ont fait l'objet d'une chronique sur ce blog, ce qui a limité le choix et c'est bien peu de le dire. 

     

    Noelle Renaude

    Un seul ouvrage à son actif, mais Les Abattus est un roman noir qui sort vraiment de l'ordinaire avec cette chronique sombre du quotidien d'un homme dont on ignore l'identité. 

     

     

    Séverine Chevalier

    Clouer L'Ouest demeure pour moi l'un des meilleurs romans noirs que j'aie jamais lu. Tout y est parfait que ce soit l'écriture et le contenu de l'intrigue qui vous marque à tout jamais.

     

    Valentine Imhof

    Le Blues Des Phalènes a le même impact que l'explosion qui a balayé la ville de Halifax en Nouvelle Ecosse et qu'elle dépeint dans cette fresque dantesque de l'Amérique des années 30.

     

    Louise Anne Bouchard

    Si les romancières sont peu mise en avant, que dire des autrices helvétiques. Il faut lire Ecce Homo qui conjugue la noirceur avec la beauté d'une écriture ciselée qui me fait penser aux textes de Patricia Highsmith. 

     

    Marie-Christine Horn

    Une autre romancière suisse qui met en scène d'excellentes intrigues policières prenant pour cadre avec Dans L'Etang De Feu Et De Souffre, le canton rural de Fribourg en mettant un léger accent sur les particularismes helvétiques sans pour autant abuser du côté ethnique. 

     

    Dorothy B. Hugues

    Contemporaine de Chandler et Hammett, elle n'a rien à leur envier avec le magnifique Un Homme Dans La Brume se déroulant dans le Los Angeles de l'après-guerre.

     

    Attica Locke

    Romancière afro-américaine qui met en scène un rangers du Texas noir qui enquête sur les crimes raciaux dans Bluebird, Bluebird.

     

    Kris Nelscott

    Pseudonyme de Kristine Kathryn Rusch qui met en scène un détective privé afro-américain évoluant dans le contexte historique de l'Amérique des années soixante. Une série policière injustement sous-estimée débutant avec La Route De Tous Les Dangers.

     

    Michèle Pedinielli

    Boccanera inaugure une série policière d'exception mettant en scène Ghjulia Boccanera détective privée fort en gueule officiant à Nice. La gouaille méridionale, l'intrigue sur fond social, tout y est décliné parfaitement.

     

    Shirley Jackson

    On voit en elle une romancière spécialisée dans le fantastique ou l'horreur gothique mais La Loterie et les nouvelles qui suivent sont assurément une quintessence méconnue de la littérature noire.

     

     

    A lire en écoutant : Underwater Love de Smocke City. Album : Flying Away. 1997 Sony Music Entertainment UK Limited. 

     

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  • Mise au point 2022 : Toujours d'attaque.

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    eau rouge.jpgCapture d’écran 2022-01-06 à 18.51.58.pngAu terme de l'année, on découvre dans certaines revues, les classements des dix meilleurs ouvrages publiés durant cette période qui se focalisent sur le nombre d'exemplaires vendus avec, au bout du compte, les sempiternelles têtes de gondole trustant la scène littéraire. Il en va de même pour la littérature noire avec des listes égrenants les best-sellers annuels d'auteurs puisant leur succès dans cet exercice comptable vertigineux et parmi lesquels figure Franck Thilliez qui nous revient avec un préquel de la série Sharko, intitulé sobrement 1991 et que j'ai eu l'occasion Capture d’écran 2022-01-06 à 18.49.21.pngCapture d’écran 2022-01-06 à 18.50.27.pngde lire avec un sentiment de consternation qui ne m'a pas quitté tout au long d'une lecture que j'aurai l'occasion d'évoquer dans une chronique prochaine. Mais pour en revenir à ces classements, loin d'être décourageants ceux-ci donnent davantage de sens aux démarches des multiples blogs et revues littéraires spécialisés dans le domaine du polar en proposant des ouvrages sortant des sentiers battus afin de vous inciter à farfouiller dans les rayons de vos librairies préférées. Pour vous orienter dans le choix de vos lectures je ne saurais trop vous recommander de consulter quelques sites comme Encore Du Noir de Yan Lespoux, The Killer Inside Me du journaliste Christophe Laurent qui publie de Capture d’écran 2022-01-06 à 18.51.20.pngCapture d’écran 2022-01-06 à 19.04.03.pngnombreux articles consacrés au genre dans Corse Matin, Evadez-moi de Lau Lo, Actu Du Noir de Jean-Marc Laherrère, Passion Polar de Bruno Le Provost, Le Polar De Velda de Catherine Dô-Duc et Fondu Au Noir de Caroline Benedetti et Emeric Cloche pour n'en citer que quelques uns. Vous pouvez également vous abonnez à quelques magazines tels que 813 ou L'Indic qui vous permettront d'affiner vos choix et de découvrir des articles passionnant consacrés à la littérature noire.

     

    Capture d’écran 2022-01-06 à 19.04.40.pngCapture d’écran 2022-01-06 à 19.05.52.pngDurant une année pourtant riche en publications, le blog a connu une certaine léthargie avec à peine plus d'une trentaine d'ouvrages chroniqués, ce qui n'a rien de mirobolant. Contraintes professionnelles et priorités familiales expliquent ce manque de productivité qui a tout de même connu un certain sursaut durant les derniers mois. Une année pourtant riche en surprises avec le retour de quelques ténors de la littératures noire mais également la découverte de primo romanciers talentueux à l'instar de Yan Lespoux qui nous a éblouis avec Presqu'îles son recueil de nouvelles préfacé Capture d’écran 2022-01-06 à 19.06.22.pngCapture d’écran 2022-01-06 à 19.06.44.pngpar Hervé Le Corre dont on a apprécié le dernier ouvrage intitulé Traverser La Nuit. Il faut également évoquer Rosine Une Criminelle Ordinaire, premier roman de Sandrine Cohen. Même s'il n'est pas un débutant, on aura également été époustouflé par L'Eau Rouge, de Jurica Pavičić, avec un premier ouvrage croate traduit en français. Belle surprise également en lisant Les Femmes N'Ont Pas D'Histoire d'Amy Jo Burns, une romancière talentueuse. Il faut également souligner le retour d'Adrien McKinty avec Ne Me Cherche Pas Demain, troisième  opus des enquêtes de l'inspecteur Sean Duffy. Autre retour très attendu que celui de Lance Weller qui nous a bluffé avec Le Cercueil De Job, un roman époustouflant tout comme Deacon King Kong de James McBride et le détonnant True Story de Kate Reed Petty. 

     


    Capture d’écran 2022-01-07 à 18.33.50.pngCapture d’écran 2022-01-07 à 18.34.12.pngIl faut également saluer la nouvelle collection Fusion au sein de la maison d'éditions de l'Atalante qui a publié deux ouvrages détonnants que sont Nuit Bleue De Simone Buchholz et Clark d'Anouk Langaney. Et puis il y a toujours cet intérêt pour la littérature noire japonaise qu'il faut souligner avec le retour de Tetsuya Honda qui nous propose avec Invisible Est La Pluie, une troisième enquête de la lieutenante Reiko Himekawa, une valeur sûre des éditions Akatombo. Valeurs sûres également avec Agullo et le retour du commissaire Soneri dans La Maison Du Commandant de Valerio Soneri, celui du Kub dans Les Ombres de Wojciech Chmielarz et surtout le dernier roman de Frédéric Paulin qui aura marqué les esprits avec La Nuit Tombée Sur Nos Ames

     

    Capture d’écran 2022-01-07 à 18.34.56.pngCapture d’écran 2022-01-07 à 18.35.38.pngToujours en retard dans mes lectures, j'ai eu le plaisir de découvrir les romans de Michèle Pedinielli avec Boccanera et Après Les Chiens mettant en scène la dynamique détective privée Ghjulia Boccanera surnommée Diou, officiant du côté de Nice. Pour être à jour il me faudra évoquer La Patience De L'Immortel dans une prochaine chronique. 

     

    Du côté de la Suisse, je ne peux que vous recommander de lire La Prophétie Des Cendres de Rafael Wolf et Dans L'Etang De Feu Et De Souffre de Marie-Christine Horn, tous deux publiés chez BSN Press, une valeur sûre en matière de littérature noire helvétique.

     

    Capture d’écran 2022-01-07 à 18.36.47.pngCapture d’écran 2022-01-06 à 19.05.30.pngPour terminer, il ne me reste qu'à évoquer le plaisir que j'ai eu à retourner à Lyon à l'occasion du Quai du Polar ainsi qu'à Toulouse pour le festival des littératures policières Toulouse Polar du Sud qui m'ont permis de retrouver quelques amis et connaissances de ce petit microcosme de la littérature noire qui permet également de faire de nouvelles rencontres lors de soirées mémorables. Pour 2022, outre les deux événements précités, je souhaite également me rendre du côté de Pau à l'occasion du festival Un Aller Et Retour Dans le Noir ainsi que du côté de la Corse à l'occasion de Libri Mondi avec des programmations extraordinaires qui correspondent à mes attentes et intérêts et que je vous recommande de fréquenter si vous en avez l'occasion. 

     


    A lire en écoutant : Across The 110th Street de Bobby Womack. Album : Across The 110th Street. 2008 MGM Music.

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  • TOULOUSE POLAR DU SUD 2021. 13EME FESTIVAL INTERNATIONAL DES LITTERATURES POLICIERES.

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    Capture d’écran 2021-10-08 à 12.57.50.pngToujours un grand plaisir de se rendre à Toulouse pour participer à l'un des grands festivals du polar se déroulant dans le quartier populaire du Mirail, ceci du 8 au 10 octobre 2021, autour de la librairie indépendante de la Renaissance. Pour cette nouvelle édition, présidée par Carlos Salem, Toulouse Polar du Sud poursuit sa logique de sélection exigeante en réunissant une palette d'auteurs emblématiques de la littérature noire. On y croisera Hervé Le Corre, Wojciech Chmielarz, Victor Del Arbol, Laurent Guillaume, Cyril Herry, Jake Lamar, Marin Ledun, Jurica Pavičić, Piergiorgio Pulixi, Benoît Séverac et Valério Varesi pour ne citer que quelques uns des 50 auteurs présents.

     

    Comme à l'accoutumée, on appréciera de retrouver les amis du monde de l'éditions et les membres de ce festival chaleureux ainsi que les camarades critiques et blogueurs autour d'un verre ou deux, voire davantage pour parler polars et romans noirs. Et puisqu’il est question du sud, il faut évoquer la sélection de six ouvrages écrits dans une langue du sud pour le prix Violeta Negra Occitanie, dans laquelle figure l'extraordinaire Je Suis L'Hiver (Asphalte 2021) de Ricardo Romero.

     

    Autre célébration que l'on retrouve pour une quatrième édition, le prix des chroniqueurs de Toulouse Polar du Sud comprenant également une sélection de six romans :

    Capture d’écran 2021-10-08 à 12.53.05.png

    Un dernier ballon pour la route de Benjamin Dierstein, aux éditions Les Arènes (EquinoX)

    Au bal des absents de Catherine Dufour, aux éditions du Seuil (Cadre noir)

    Les boiteux de Frédéric L’Homme, aux éditions du Rouergue (Rouergue noir)

    Une guerre sans fin de Jean-Pierre Perrin, aux éditions Rivages (Rivages Noir)

    Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin, aux éditions La Manufacture de livres

    L’un des tiens de Thomas Sands, aux éditions Les Arènes (EquinoX)

    Votre serviteur ainsi que Bruno Le Provost du blog Passion Polar, Caroline De Benedetti du site Fondu Au Noir, Jean-Marc Laherrère  du site L’Actu du Noir, et présidé par Laurence Darbas du blog Evadez-Moi avons délibéré intensément afin de désigner le lauréat dont le nom sera dévoilé le samedi 9 octobre 20121 lors de la cérémonie d'inauguration du festival. En attendant vous pouvez consulter les sites de ces blogueurs émérites afin de puiser quelques romans de qualités. Ils seront d'ailleurs présents pour toute la durée de l'événement afin d'évoquer les parutions de l'année.

     

    L'autre grand plaisir de Toulouse Polar du Sud, ce sont bien évidemment les rencontres et débats passionnants avec les auteurs qui se déroulent depuis déjà une semaine dans différents lieux de la ville vous permettant de découvrir le riche patrimoine de la cité. Au plaisir de vous y retrouver.

     

    toulouse polar du sud
    TOULOUSE POLAR DU SUD : 13ème FESTIVAL INTERNATIONAL DES LITTERATURES POLICIERES. 08, 09 ET 10 OCTOBRE 2021.
    Forum de la Renaissance
    Ligne A – Station Basso Cambo.

     

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  • Mise au point 2021 : Dix ans.

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    IMG_0129.jpgPour cette nouvelle année 2021, voilà que Mon Roman ? Noir Et Bien Serré ! entame, l'air de rien, sa dixième saison d'existence avec une première chronique datant du 11 avril 2011 où j'évoquais les objectifs de ce blog ayant pour vocation de parler des multiples littératures noires ainsi que les origines de cette passion pour un genre que j'affectionne. Dix ans de chroniques foutraques, d'autres plus réussies. Dix ans de belles découvertes et de coups de gueule qui m'ont valu quelques inimitiés dans ce petit microcosme si particulier du milieu littéraire avec lequel  je n'ai finalement que très peu de rapport hormis quelques amitiés fidèles avec auteurs, blogueurs et éditeurs que j'apprécie et qui m'ont permis d'affiner mes recherches afin de dénicher un très grand nombre de romans que j'ai partagé avec vous. Comme à l'accoutumée je vous ferai grâce des données chiffrées de ce blog, du nombre de chroniques rédigées, du total de mes lectures et autres estimations comptables qui n'ont de toute manière rien de mirobolant. Je me contenterai de signaler que j'ai davantage publié de chroniques durant l'année 2020 par rapport aux années précédentes et que je compte maintenir ce rythme à l'avenir. Sans entrer dans l'éternel débat du Service de presse, je rappelle que j'acquière la majeure partie des romans en me rendant en librairie ce qui me permet une certaine liberté de choix sans pression quant à un éventuel délai de restitution tout en contribuant ainsi, d'une façon bien modeste, à la bonne marche de la chaîne du livre qui en a bien besoin. 

     

    En matière de rétrospective on dira que l'année 2020 m'a permis de mettre à jour quelques ouvrages que je souhaitais lire depuis bien longtemps à l'instar de la série de polars de Colin Niel mettant en scène le capitaine de gendarmerie André Anato dont les enquêtes se déroulent dans le département de la Guyane française. Vous trouverez également les romans du détective privé Smokey Dalton évoluant à Chicago durant les années soixante en évoquant ainsi cette période trouble de la lutte pour les droits civiques (Kris Nelscott). Outre ces deux enquêteurs, vous découvrirez dans la rubrique "catégorie" du blog d'autres séries à l'exemple du capitaine Sam Wyndham officiant au sein de la police de Calcutta à l'époque de l'Inde coloniale (Abir Mukherjee), les enquêtes du commissaire Martin Beck (Maj Sjöwall & Per Wahlöö - Suède) et de Soneri, son homologue italien (Valério Varesi -Parme),  le déjanté inspecteur Aiden Waits (Joseph Knox - Manchester), l'inspecteur Jakub Mortka en Pologne (Wojciech Chmielarz), l'inspecteur Santiago Quinones (Boris Quercia - Chili) et pour la Suisse vous pourrez suivre les enquêtes de l'inspecteur Studer (Friedrich Glauser). J'ai entamé également la série de Leonardo Padura et de son lieutenant de police cubain Mario Conde ainsi que son homologue japonaise Reiko Himekawa (Tetsuya Honda). Ayant du retard, je dois encore mettre à jour certains ouvrages de ces séries que je n'ai pas encore chroniqués.

     

    Pour ce qui à trait aux publications 2020, l'année a débuté fort avec La Soustraction Des Possibles de Joseph Incardona évoquant la ville de Genève au temps des années fric, de l'évasion fiscale et du braquage improbable d'une banque sur fond de relations amoureuses détonantes. Une belle réussite. Frédéric Paulin a achevé de manière magistrale son cycle du terrorisme en France avec La Fabrique De La Terreur. S'en est suivi un drôle de livre, remettant en jeu d'une façon extraordinaire les codes du roman noir avec Les Abattus de Noëlle Renaude, ouvrage étrange et déroutant. Du côté des Etat-Unis nous avons mis le cap sur le Montana avec Ces Montagnes A Jamais de Joe Wilkins et le retour fracassant d'Alex Taylort qui nous ramène à l'époque de la conquête des terres de l'ouest en 1748 avec Le Sang Ne Suffit Pas. Puis nous nous sommes perdus en Argentine, au milieu de la pampa avec l'envoûtant Je Suis L'Hiver de Ricardo Romero. De retour aux Etats-Unis on a apprécié Ohio de Stephen Marklay, les grands retours de David Joy avec Ce Lien Entre Nous et de Benjamin Whitmer et son roman extraordinaire sur le Denver des années 1900 que l'on découvre avec Les Dynamiteurs. En matière de retour il faut signaler, du côté français, celui de François Médéline qui nous aura ébloui avec L'Ange Rouge, un polar hors norme se déroulant à Lyon. On aura également apprécié le premier roman de Laurent Petitmangin et son poignant Ce Qu'Il Reste De La Nuit

     

    Pour achever l'année 2020, un petit tour exotique au Japon avec Le Détective Est Au Bar de Naomi Azuma qui met en scène un héros déjanté évoluant dans le quartier chaud de Sapporo. Et en guise de conclusion je ne saurai trop vous recommander le sublime album de bande dessinée L'Accident De Chasse de David L. Carlson au scénario et de Landis Blair au dessin.

     

     

    A lire en écoutant : Riot Van de Arctic Monkeys. Album :  Whatever People Say I Am, That's What I'm Not. 2005 Domino Recording Co.

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  • MISE AU POINT 2019 : ON CONTINUE !

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    Capture d’écran 2020-01-01 à 22.21.34.pngAlors que l’on célèbre la nouvelle année 2020, je réalise que ce blog entame ainsi, l’air de rien, sa neuvième année d’existence et que si la quantité de chroniques a quelque peu diminué en 2019, il ne s’agit nullement d’un effet de lassitude quelconque, bien au contraire, mais tout simplement d’activités professionnelles qui ont pris le pas sur les loisirs en rognant sensiblement le temps consacré à la lecture. Comme à l’accoutumée, je me garderai bien de vous fournir classements et autres chiffres concernant ce blog qui n’ont, à mon avis guère de sens, hormis se donner une certaine importance qui n’a pas lieu d’être. Avec l’aide de nouvelles fonctionnalités mise à disposition par la Tribune De Genève, hébergeur de ce blog, le contenu du site a pu faire l’objet d’un toilettage qui, sans être révolutionnaire, lui a permis de lui donner un certain caractère, que l'on appréciera ou pas, ce qui me donne l’occasion de remercier son administrateur, Jean-François Mabut, journaliste émérite, qui prend toujours la peine de publier quelques extraits de chroniques sur la version papier du quotidien.

     

    Point final d’une année écoulée, c’est également le moment d’évoquer quelques passeurs qui m’ont toujours inspiré en me permettant de faire des découvertes à la fois belles et originales tout au long de ces années d’existence. Pour les éditeurs, il y a Giuseppe Merrone (BSN Press), Pierre Fourniaud qui célèbre les dix ans d’existence de sa maison d’éditions (La Manufacture de Livres), Sébastien Wespiser (Agullo Editions) qui vous livre, sans fard, tous les petits secrets du monde de l’édition et Dominique Sylvain traductrice et éditrice de littérature noire japonaise (Atelier Akatombo). En ce qui concerne les libraires, il faut parler d’Ann Dürr de La librairie du Boulevard à Genève, de Stéphanie Berg et Mohamed Benabab de la librairie Payot à Lausanne tout en vous rappelant qu’outre leurs bons conseils personnalisés vous pouvez passer des commandes sur leurs sites respectifs. Le rendez-vous est désormais pris chaque année avec le prix des chroniqueurs de Toulouse Polar du Sud qui me donne l’occasion de retrouver sa taulière Lau Lo qui anime le blog Evadez-Moi, Yan Lespoux créateur du site Encore du Noir, Caroline de Benedetti, rédactrice du journal et site Fondu au Noir, Jean-Marc Laherrère animant le blog Actu du Noir et Bruno Le Provost qui a créé le site Passion Polar. N’hésitez pas à puiser dans leurs chroniques pour dénicher quelques pépites de la littérature noire. Et si cela ne suffit pas vous pouvez également consulter le Polar de Velda, grande spécialiste de la littérature noire du Royaume-Uni, Milieu Hostile, Nyctalope et Mœurs Noires. Et en désespoir de cause si vous n’en aviez pas assez, vous pouvez vous abonner à Corse-Matin pour découvrir les articles de Christophe Laurent, un véritable passionné de polars et romans noirs, qui anime également le blog The Killer Inside Me et que j’espère rencontrer un de ces jours à l’occasion d’un des nombreux festivals consacrés à la littérature noire.

     

    Capture d’écran 2020-01-01 à 22.28.32.pngL’année 2019 a été également l’occasion de réfléchir sur l’évolution de la littérature noire et des dérives qui en découlent et dont il faut parler de temps à autres avec des éditeurs qui sont devenus imprimeurs en cessant de parier sur l’intelligence du lecteur et des auteurs qui bâclent leurs récits pour se consacrer presque exclusivement à leurs tournées de dédicaces en étanchant leur soif de reconnaissance. Un phénomène qu’évoque Luc Chomarat avec beaucoup d’humour dans Le Dernier Thriller Norvégien ainsi qu’Eric Chevillard dans l’hilarant Prosper A L’œuvre que je ne saurai trop vous recommander. Dans un autre registre, j’ai été interpellé par le petit essai de Marin Ledun, Mon Ennemi Intérieur qui nous entraîne dans les réflexions d’un auteur nous livrant des fragments de son parcours personnel et professionnel ainsi que ses Capture d’écran 2020-01-01 à 22.31.30.pnglectures et autres influences qui l’on conduit à écrire des romans noirs. Un bel opuscule, au papier élégant, évoquant également quelques éléments qu’il peut apprécier, mais également détester, dans d’autres genres littéraires. Une réflexion à la fois lucide et intelligente où la distinction du roman noir, du roman policier ou du thriller ne fera qu’animer un débat que l’on n’a jamais vraiment trop osé empoigner en se contentant de cohabiter avec des genres populaires que finalement tout oppose. J’aurai certainement l’occasion de vous en parler Capture d’écran 2020-01-01 à 21.56.06.pngen évoquant la programmation du nouveau festival Lausan’noir 2020 qui renaît de ses cendres, grâce à la pugnacité de sa présidente Isabelle Faconnier, en se tenant au casino de Montbenon, un bâtiment extraordinaire bâtit en 1908 qui, paradoxalement, n’a jamais accueilli de salle de jeux. Lieu idéal pour abriter l’unique festival du polar en Suisse romande qui se tiendra du 29 au 31 mai 2020. Au plaisir de vous y croiser. En attendant il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne année 2020, riche en belles découvertes littéraires.

     

    Marin Ledun : Mon Ennemi Intérieur. Editions du Petit Ecart 2018.

     

    Luc Chomarat : Le Dernier Thriller Norvégien. La Manufacture de livres 2019.

     

    Eric Chevillard : Prosper à l’œuvre. Editions Notabilia 2019.

     

    A lire en écoutant : Wanted Woman. AC/DC de Larkin Poe. Album : Peach. 2017 Tricki-Woo Records

  • Toulouse Polars Du Sud 2019. Festival international des littératures policières.

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    Capture d’écran 2019-10-06 à 14.34.48.pngPour la seconde année consécutive j’aurai le plaisir de participer à la 11ème édition de Toulouse Polars du Sud qui se tiendra du vendredi 11 au dimanche 13 octobre 2019,  dans le quartier populaire du Mirail, autour de la libraire indépendante de La Renaissance.

     

    Toujours orienté vers les littératures du sud, on se réjouit d’apprendre que c’est le cubain Léonardo Padura, auteur notamment de 9 ouvrages mettant en scène Mario Conde détective privé et bouquiniste à ses heures, qui officiera comme parrain pour cette nouvelle édition en présentant son nouveau roman, La Transparence Du Temps (Métaillé 2019).

     

    Et puisqu’il est question du sud, il faut évoquer la sélection de six ouvrages écrits dans une langue du sud pour le prix Violeta Negra Occitanie, dans laquelle figure La Légende Santiago, nouvel opus de Boris Quercia nous permettant de retrouver Quinones Santiago, un flic déjanté officiant à Santiago du Chili.

     

     

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    Autre prix que l'on retrouve pour une seconde édition, le prix des chroniqueurs de Toulouse Polar du Sud comprend également une sélection de six romans :

     

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    Tuer Jupiter de François Médéline. La Manufacture de livres.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Les Mafieuses de Pascale Dietrich. Liana Levi.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Trois Fois La Fin Du Monde de Sophie Divry. Noir sur blanc (collection Notabilia).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Pension Complète de Jacky Schwatrzmann. Seuil (collection Cadre Noir).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Requiem Pour Une République de Thomas Cantaloube. Gallimard (Série Noire).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Grise Fjord de Gilles Stassard. Rouergue Noir

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Votre serviteur ainsi que Bruno Le Provost du blog Passion Polar, Caroline De Benedetti du site Fondu Au Noir, Jean-Marc Laherrère  du site L’Actu du Noir, Yan Lespoux du blog Encore du Noir et présidé par Laurence Darbas du blog Evadez-Moi avons délibéré intensément afin de désigner le lauréat dont le nom sera dévoilé le samedi 12 octobre 2019 lors de la cérémonie d'inauguration du festival. En attendant vous pouvez consulter les sites de ces blogueurs émérites afin de puiser quelques romans de qualités. Ils seront d'ailleurs présents pour toute la durée de l'événement afin d'évoquer les parutions de l'année.

     

    Mais l'intérêt d'un festival comme Toulouse Polars du Sud, c'est bien évidemment la qualité et la diversité de sa programmation, agrémentée d'une convivialité sans faille qui font de cette rencontre avec les auteurs, un grand moment de popularité où les lecteurs de tous les horizons y trouveront leur compte. Ainsi durant ce week-end nous aurons l'occasion de croiser 58 romanciers de la littérature noire parmi lesquels figurent Hervé Le Corre, Kent Anderson, Victor Del Arbol, Pascal Dessaint, François MédélineMagdalena Parys, Frédéric Paulin, Gilles Sebhan, Boris Quercia, Colin Niel, James Carlos Blake, Jean-Hugues Oppel et Titwane, auteur de l'affiche du festival, qui a illustré plusieurs BD reportages sur différentes brigades de police dont la crime et les mineurs.

     

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    L'occasion donc de retrouver de nombreux auteurs au gré d'un programme détaillé que vous découvrirez ICI au détour d'un festival où convivialité et bonne humeur sont de mise et dont il faut s'inspirer pour mettre en place un événement du même calibre dans nos contrées romandes. Au plaisir de vous y croiser.

     

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    TOULOUSE POLARS DU SUD : 11ème FESTIVAL INTERNATIONAL DES LITTERATURES POLICIERES. 11, 12 ET 13 OCTOBRE 2019.

    Forum de la Renaissance

    Ligne A – Station Basso Cambo.

     

     

  • Prix du Polar romand 2019.

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    prix du polar romand 2019Après Joseph Incardona en 2017 pour Chaleur (Finitude 2017) et Nicolas Verdan en 2018 pour La Coach (BSN Press 2018) qui sera le prochain récipiendaire du prix du polar romand 2019 ? La sélection finale dévoilée à la fin du mois de septembre présente quelques changements par rapport à la présélection du mois de juillet 2019. Ce ne sont pas moins de cinq romans qui ont été éliminés et, chose moins courante, deux nouveaux ouvrages qui ont fait leur apparition. La liste des trois finalistes révélera-t-elle également quelques surprises en dévoilant des ouvrages ne figurant pas dans cette sélection finale ? Le suspense demeure. Quoiqu'il en soit voici la liste des ouvrages retenus :

     

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    L’Oracle Des Loups, d’Olivier Beetschen. Editions L'Age d'homme.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    De Fiel et de fleurs, de Guy Chevalley. Editions L'Age d'homme.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    1, Rue De Rivoli, de Antonio Albanese. Editions BSN Press.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Confidences Assassines, de Stéphanie Glassey. Editions Plaisir de lire.

     

     

     

     

     

     

     


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    Onirine, de Davide Giglioli. Editions Cousu Mouche.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L’Aigle De Sang, de Marc Voltenauer. Editions Slatkine & Cie.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L’Ombre Du Renard, de Nicolas Feuz. Editions Slatkine & Cie.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le Cri Du Lièvre, de Marie-Christine Horn. Editions BSN Press.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Glory Hole, de Frédéric Jaccaud. Editions Les Arènes.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le livre, de Christophe Meyer. Editions Slatkine.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quelques commentaires sur cette sélection dont certains ouvrages ont fait l’objet d’un retour de lecture disponible sur ce blog :

     

    Une belle surprise avec l'apparition de 1, Rue De Rivoli d'Antonio Albanese.
    Confidences Assassines de Stéphanie Glassey et Le Cri Du Lièvre de Marie-Christine Horn sont toujours en lice. Deux romans extraordinaires.
    Une superbe découverte avec L'Oracle Des Loups d'Olivier Beetschen.
    Prochaine lecture : Glory Hole de Frédéric Jaccaud.
    Dispensable : L'Aigle De Sang de Marc Voltenauer. 
    Dispensable : L'Ombre Du Renard de Nicolas Feuz (65 pages lues en croyant un instant que le texte, hormis les scènes de tortures/violences gratuites et dégueulasses, était celui destiné aux éditions Auzou).
    Intriguant : Onirine de Davide Giglioli.
    Pourquoi pas : Le Livre de Christophe Meyer et De Fiel Et De Fleurs de Guy Chevalley.

     

    Le jury est composé de Valérie Daetwyler animant le blog Sangpages, de Jean-Luc Gremaud, chef de la police judiciaire de Lausanne, Cécile Lecoultre, journaliste culturelle, Michel Sauser, co-programmeur du Théâtre 2.21 et de l'incontournable Isabelle Falconnier, déléguée à la politique du livre de la Ville de Lausanne.

     

    La liste des trois finalistes sera dévoilée dans le courant du mois d’octobre et le nom du lauréat sera révélé lors d’une soirée spécialement dédiée au prix qui se tiendra à Vidy, le 13 novembre 2019 à 19h00.

     

    On se réjouit d'ores et déjà de la révélation du futur récipiendaire qui fera l'objet d'une mise en avant lors de la soirée de remise d'un prix doté d'une somme de CHF 3'000.-- tout en bénéficiant d'une communication à l'intention des médias et des libraires.

     

     

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  • MISE AU POINT 2018 : LIRE REND MOINS CON.

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    claude mesplèdePlutôt que de me plier à l’exercice délicat des rétrospectives et des bilans permettant d’établir un listing des meilleurs ouvrages ayant marqué l’année 2018, j’ai beaucoup plus de plaisir à évoquer les blogs consacrés à la littérature noire et qui la défendent avec passion afin de nous offrir une impressionnante diversité d’ouvrages que le genre peut nous proposer. Une liberté de ton et un esprit critique acéré rassemblent ces chroniqueurs qui ont pris la peine, tout au long de l’année, de vous livrer leurs choix de lecture au gré de chroniques enthousiastes et sincères, ceci même lorsque le livre choisi ne leur convenait pas. J’ai eu le plaisir d’en croiser quelques uns à l’occasion du festival Toulouse Polar du Sud à l’instar de Yan animant le blog Encore du Noir, de Caroline rédactrice du site Fondu au Noir et de la revue L'Indic, de Bruno animant le blog Passion Polar et de Jean-Marc créateur du blog Actu du Noir et qui ont formé, sous l’impulsion et la présidence de Lau Lo du blog Evadez-Moi, le jury du Prix des chroniqueurs de Toulouse Polar du Sud en récompensant, pour sa première édition, Taqawan de Luc Plamondon (Editions Quidam 2018) figurant dans un trio final composé de La Guerre Est Une Ruse de Frédéric Paulin (Editions Agullo 2018) et Les Mauvaises de Séverine Chevalier (Editions La Manufacture de Livres 2018). Trois romans que je ne saurais, une fois encore, que trop vous recommander de découvrir impérativement.

     

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    Sans l'ombre d'un doute, vous trouverez également votre bonheur en puisant dans les choix de sites tels que Le Vent Sombre vous proposant, entre autre, une belle palette d'ouvrages en provenance d'Asie, Bob Polar Express, Unwalker ainsi que Milieu Hostile, Moeurs Noires qui ne se focalisent pas uniquement sur l'actualité en vous permettant de découvrir quelques vieilleries qu'ils savent remettre au goût du jour et, pour finir, Le Polar de Velda grande connaisseuse de la littérature noire du Royaume Uni. 

     

    claude mesplède,le dictionnaire des littératures policières,éditions josph kEt si vous êtes en quête de références plus matérielles, et s'il n'y avait qu'un seul ouvrage qu'il faille vous recommander afin d'appréhender toute les facettes de cette littérature populaire, il vous faut acquérir, sans plus attendre, Le Dictionnaire Des Littératures Policières (Editions Josph K. 2003) rédigé sous la direction de Claude Mesplède qui nous a malheureusement quitté cette année. Je ne connaissais pas personnellement cet ardent défenseur du polar et du roman noir, et d'autres ont su rendre, bien mieux que moi, l'hommage qu'il méritait au regard du travail qu'il a accompli pour promouvoir cette littérature qu'il affectionnait tant. Je me contenterai seulement de reproduire le commentaire qu'il avait eu la gentillesse de rédiger à l'occasion d'un de mes coups de gueule à l'égard de quelques pompeux fustigeant le genre. C'était en juin 2011 et ses propos restent toujours d'actualité.

     

    "J'abonde dans ton sens et depuis 60 ans que je lis du polar, j'en ai entendu des conneries de la part des antipolars. Permets-moi de recopier un extrait de mon discours inaugural du festival Toulouse polars du sud que je préside: "Un livre vendu sur quatre est un polar. N'en deduisez pas trop rapidement que les préjugés vis à vis de cette littérature ont disparu. Ils sont toujours présents chez un certain nombre de médiateurs culturels dont on trouve encore quelques robustes spécimens dans les instances où se discutent l'attribution des aides financières. A ce propos, j'ai imaginé la composition d'une table ronde assez inédite. Rassemblez un philosophe iakoute, un pakistanais derviche tourneur sur métaux, un bouddhiste mérovingien, un potier étrusque devenu cinéaste à l'époque de la blackexploitation et enfin un penseur de Rodin vélodidacte. Secouez le tout et servez chaud car si un animateur déposait un tel dossier, il recevrait plusieurs milliers de subvention. Déposez à présent une demande d'aide pour une table ronde avec cinq polardeux, il y a des chances pour que la subvention soit plus proche de zéro que de dix. Le pire tient au fait que ces détracteurs et ces censeurs de la culture populaire n'ont généralement jamais lu les textes qu'ils condamnent et je ne me lasse pas, à ce propos, de citer cette phrase de Boris Vian :"c'est drôle comme les gens qui se croient instruits, éprouvent le besoin de faire chier le monde". Ce qui nous amuse aussi, c'est de trouver sous la plume de divers critiques professionnels cette formule "c'est bien plus qu'on polar". A croire qu'ils n'ont encore pas compris que la littérature policière représente non seulement une intrigue avec son mystère et ses secrets, mais aussi une façon d'interroger le monde, d'ausculter la société, de raconter sa ville, son pays et les diverses catégories sociales qui en font partie.. Ecrire un polar est une façon de réfléchir, de s'interroger, de questionner les divers pouvoirs en place, de dévoiler les aspects cachés de la société, de montrer l'envers du décor, ce qui se cache derrière la façade pour susciter le doute et la réflexion chez le lecteur. Comme dit le grand Jim Harrison: "Pour comprendre le monde, j'écris sur lui." Et pour ironiser encore à propos des confusions relatives à la définition du roman noir, il y a ceux qui écrivent :"un roman noir très noir de chez noir". Je leur propose aussi de dire "un roman d'énigme très énigme de chez énigme ou encore un thriller très thriller de chez thriller. Ils devraient se rendre compte du ridicule de la formule. Ou bien il s'agit d'un roman noir ou bien d'une autre catégorie mais il n'existe pas de nuances du genre "très noir" ou "presque noir". Il n'y a aucun dosage à mesurer."

     

    Et parce qu'il n'y a pas grand chose à rajouter, je terminerai en vous souhaitant de passer une trés belle année 2019 remplie de découvertes littéraires enthousiasmantes que vous découvrirez, entre autre, par le prisme de tous ces chroniqueurs que j'ai cité. Je laisserai le mot de la fin à Claude Mesplède qui avait pour habitude de citer cet aphorisme pertinent et qu'il faut toujours garder en tête : "Lire rend moins con".

     

    A lire en écoutant : A Bout De Souffle de Nougaro. Album : Bidonville. 2014 Mercury Records S.A.

  • TOULOUSE POLAR DU SUD : 10 ANS D’EXISTENCE.

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    TOULOUSE POLAR DU SUDPour celles et ceux qui ont l’habitude de suivre ce blog, vous savez que je ne fréquente que très rarement les festivals consacrés à la littérature noire à l’exception de Lausan’noir et d’une incursion exceptionnelle l’année dernière au Quai du Polar à Lyon. Pourtant je dois avouer que Toulouse Polar du Sud est un festival qui a toujours attiré mon attention au vu de la qualité impressionnante de sa programmation et des nombreuses tables rondes permettant de découvrir des grands auteurs du polar. Ainsi, à l’occasion des dix ans d’existence du festival, ce ne sont pas moins de 65 écrivains qui seront présents du côté du quartier populaire du Mirail, dans le périmètre de la librairie de la Renaissance où sévissent des libraires fondus de littératures policières en tout genre qui peuvent compter sur l’appui de nombreux bénévoles de l’association Toulouse Polar du Sud.

     

    Pour vous donner l’eau à la bouche, si comme moi, vous faites le déplacement du côté de la Ville Rose vous aurez l’occasion de rencontrer Joe Lansdale (USA) dont la présence en France est exceptionnelle. Vous retrouverez également Benjamin Whitmer (USA), R J Ellory (UK), Zygmunt Miloszewski (Pologne), Valerio Varesi (Italie), Wojciech Chmielarz (Pologne), Antonin Varenne (France), Carlos Zanon (Espagne), Pascal Dessaint (France), Eric Plamondon (Québec), Benoit Séverac (France), Thomas H Cook (USA), José Muñoz (Espagne) qui a réalisé la superbe affiche du festival. Il ne s’agit là que d’un extrait d’une longue liste dont vous découvrirez l’intégralité ICI.

     

    Un programme riche, agrémenté de tables rondes et de rencontres animées par des intervenants passionnés comme Yan Lespoux du blog Encore du Noir, Jean-Marc Laherrère qui tient le site de Actu du Noir et Caroline de Benedetti, une des chroniqueuses de Fondu au Noir.

     

    Le Festival est également ponctué de plusieurs prix dont le fameux Violeta Negra qui récompense un polar écrit dans une langue du sud et le nouveau prix des chroniqueurs dont vous pouvez découvrir les trois finalistes ICI.

    TOULOUSE POLAR DU SUD

    Et pour celles et ceux qui voudraient concilier tourisme et polar, on ne peut que leur recommander de participer au rallye où l’enquête policière permet de découvrir le riche patrimoine de la ville de Toulouse.

     

    Au plaisir donc de vous retrouver du côté de Toulouse pour un festival riche en événements et en rencontres conviviales autour de la littérature noire que l’on célébrera avec passion.

    TOULOUSE POLAR DU SUD

     

    TOULOUSE POLAR DU SUD : 10èmeFESTIVAL INTERNATIONAL DES LITTERATURES POLICIERES. 12, 13 ET 14 OCTOBRE 2018.

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    Ligne A – Station Basso Cambo.

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  • Mise au point 2017. Polar suisse : Je ne vous aime pas non plus.

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    polar suisse,séverine chevalier,les mauvaises,bsn press,agullo éditions,la manufacture de livresBilans, retrospectives et projets à venir, voici également venu le temps des classements afin d’aborder sereinement la nouvelle année 2018. Parce qu'il est toujours bien trop difficile de choisir parmi tous les ouvrages que j'ai chroniqués durant l'année, j'ai renoncé depuis longtemps à me soumettre à l'exercice. Et en ce qui concerne les statistiques, Mon Roman ? Noir et Bien Serré ! est un blog littéraire qui n’a jamais eu pour vocation de délivrer des bilans comptables permettant d’affirmer sa propre importance au sein de l’immensité de cette toile numérique. Ainsi, n’utilisant aucun outil d’analyse numérique et ne consultant jamais les données émises par les réseaux sociaux, je suis bien incapable de vous fournir le nombre de visiteurs ou autres éléments « pertinents » quant à la consultation des différentes recensions dont j’ignore la quantité pour l’année 2017. Mais après bientôt 7 ans d’activité à passer en revue la littérature noire, il importe de souligner que la motivation, même si elle n’est pas quantifiable, demeure toujours intacte.

     

    Cette désinvolture quant à la fréquentation et aux statistiques du blog, je la dois probablement au fait qu’en étant hébergé sur le site du journal de la Tribune de Genève je bénéficie d’une certaine visibilité qui ne cessera de m’étonner lorsque l’on m’aborde parfois dans les librairies que je fréquente pour commenter quelques critiques ou évoquer quelques ouvrages. J’en profite pour remercier la rédaction du journal et notamment Jean-François Mabut, qui prend la peine de publier régulièrement dans la version papier quelques extraits de mes chroniques.

     

    Puisque l’on est à l’heure des remerciements, il convient de citer quelques passeurs de livres, passionnés qui m’ont permis de faire de belles découvertes tout au long de ces années. Giuseppe Merrone (BSN Press), Pierre Fourniaud (La Manufacture de Livres) et Sebastien Wespiser (Agullo éditions) pour les éditeurs indépendants qui font un travail extraordinaire dans le domaine de l’édition. Dans la catégorie des libraires il me faut parler de Stéphanie Berg et Mohamed Benabed de Payot Lausanne et de toute l’équipe de la librairie du Boulevard à Genève en rappelant que vous pouvez également commander vos livres sur leurs sites respectifs tout en bénéficiant de leurs conseils avisés. Une prestation qui n’a pas de prix. Il faut également mentionner quelques sites et quelques blogs que j’ai toujours appréciés à l’instar de Fondu au Noir, Le Vent Sombre, 813 Le Blog, Encore du Noir, Bob Polar, Le Blog du Polar de Velda, The Killer Inside Me, Evadez-moi (un nouveau blog) et Mœurs Noires qui entame une retrospective sur l’œuvre de William McIlvanney. Des blogs dont la liberté de ton et l’esprit critique font figure de références au sein de la littérature noire.

     


    polar suisse,séverine chevalier,les mauvaises,bsn press,agullo éditions,la manufacture de livresEn Suisse romande, l’année 2017 aura été marquée par l’hommage fait à Joseph Incardona récipiendaire de la première édition du prix du polar romand pour son livre Chaleur (Finitude 2016), incarnation du roman noir que j’apprécie et que je défends. Un événement qu’il convient de souligner dans le cadre d’une actualité littéraire romande qui s’est davantage focalisée sur deux auteurs de polars romands dont l’œuvre laisse franchement à désirer comme j’ai eu l’occasion de l’évoquer à de multiples reprises. Critiques non constructives, jalousie, aigreur, règlements de compte, manque de respect de l’écrivain sacralisé et bien évidemment des lecteurs, j’aurai tout entendu au sujet de ces chroniques qui ont suscité bien des commentaires. Rien d’anormal dans l’ensemble de ces arguments que les écrivains des livres en question ont émis tout comme quelques blogueurs et lecteurs fanatiques ne supportant pas que l’on égratigne leurs idoles. Outre les cris d’orfraie de circonstance, ces chroniques m’ont valu quelques mesquineries et mises à l’écart qui ne m’ont pas échappé en me donnant ainsi une idée du niveau du débat que l’on peut avoir dans un milieu littéraire où l’on cultive l’entre-soi. Mais tout cela n’a pas grande importance, c'est même plutôt de bonne guerre et pour reprendre une réplique d'un réalisateur français s’adressant à ses détracteurs, il faut savoir que « si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus.»

     

    polar suisse,séverine chevalier,les mauvaises,bsn press,agullo éditions,la manufacture de livresPour l’année 2018, le blog va donc poursuivre son petit bonhomme de chemin dans la même tonalité en me réjouissant d’ores et déjà à l’idée de retrouver Séverine Chevalier (Clouer L'Ouest, Territori 2014) avec un nouveau roman intitulé Les Mauvaises qui va être publié dans le courant du mois de février 2018 par la Manufacture de Livres, dans la collection Territori et que l’on annonce déjà comme étant un chef-d’œuvre (ce n’est pas moi que le dis). Les nouveautés seront donc bien évidemment à l’ordre du jour, mais je tiens à pousuivre et achever les chroniques concernant les séries de l’inspecteur Sutter et du détective privé Smokey Dalton. Et puis je vais également continuer à explorer cette littérature asiatique qui ne cesse de me surprendre en m’entraînant bien au-delà des genres convenus de la littérature noire.

     

    Il ne me reste qu’à vous souhaiter de passer une très bonne année 2018 avec de belles lectures à venir et à vous remercier pour votre fidélité.

     

    A lire en écoutant : Il Faut Tourner La Page de Claude Nougaro. Album : Nougayork. WEA 1987.